Deux pilotes de l'armée de l'air pakistanaise sont sur le point de devenir les premiers astronautes de leur pays, sélectionnés par la Chine pour un entraînement conjoint en vue d'une mission vers la station spatiale Tiangong. Cette annonce marque une étape majeure dans un partenariat spatial grandissant entre les deux pays et une première historique pour les ambitions spatiales du Pakistan.
Une sélection pionnière pour le Pakistan
La sélection par la Chine des deux candidats, le capitaine de groupe Mohammad Dawood et le capitaine de groupe Mohammad Rehman, a été rendue publique par le ministère chinois des Affaires étrangères. Les deux hommes sont des officiers en service dans l'armée de l'air pakistanaise, choisis parmi un groupe de candidats présentés par Islamabad. Leurs identités ont été révélées lors d'un point de presse régulier à Pékin, confirmant la phase suivante d'un programme de vol spatial collaboratif convenu il y a plusieurs années.
La route vers Tiangong
Les deux pilotes vont désormais commencer un entraînement complet en Chine, en préparation d'une future mission vers la station spatiale Tiangong. Cet entraînement couvrira l'ensemble des compétences requises pour un vol spatial, du fonctionnement des systèmes du vaisseau à la conduite d'expériences scientifiques en microgravité. Le programme découle d'un accord de coopération spatiale signé par les deux gouvernements en 2019, qui incluait spécifiquement des dispositions pour envoyer un astronaute pakistanais vers la station spatiale chinoise. Bien qu'une date de lancement précise n'ait pas été fixée, la sélection et l'entraînement de l'équipage constituent un pas concret vers la réalisation de cet accord.
Pourquoi cette mission résonne
Pour le Pakistan, cette mission représente une réussite nationale monumentale. Envoyer son premier citoyen dans l'espace a longtemps été un objectif ambitieux, et ce partenariat avec la Chine en offre la voie. La sélection de pilotes de l'armée de l'air suit une logique traditionnelle et pratique, tirant parti de leur expérience avec des avions à hautes performances et du stress physiologique. En Chine, la mission est perçue comme un résultat clé dans sa stratégie plus large de coopération spatiale internationale, présentant la station Tiangong comme une plateforme ouverte au partenariat scientifique. Elle renforce une relation bilatérale de longue date et stratégiquement importante, transformant les liens diplomatiques en une entreprise commune et visible en orbite.
La désignation de ces deux astronautes en formation concrétise un plan qui passe de l'accord à l'action. Elle place le Pakistan pour rejoindre le club restreint des nations ayant envoyé leurs propres citoyens dans l'espace, tandis que la Chine fait avancer sa vision de Tiangong comme un centre d'exploration collaborative. La mission, lorsqu'elle aura lieu, sera le résultat direct d'années de planification entre les deux puissances asiatiques.