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27 ours du Tibet libérés de minuscules cages lors d’un sauvetage au Laos

Pendant des années, 27 ours du Tibet au Laos ont vécu dans des cages si petites qu’ils pouvaient à peine se retourner. Maintenant, pour la première fois de leur vie, ils peuvent marcher sur l’herbe, grimper aux arbres et sentir...

Pendant des années, 27 ours du Tibet au Laos ont vécu dans des cages si petites qu’ils pouvaient à peine se retourner. Maintenant, pour la première fois de leur vie, ils peuvent marcher sur l’herbe, grimper aux arbres et sentir le soleil sur leur fourrure.

Un sauvetage longtemps attendu d’une ferme à bile

Les ours étaient détenus dans une ferme à bile au Laos, un pays où la pratique consistant à extraire la bile d’ours vivants pour la médecine traditionnelle persiste depuis des décennies. Les animaux étaient confinés dans de minuscules cages en métal, certains depuis plus de dix ans, tandis que des employés vidaient régulièrement leur vésicule biliaire à l’aide de tubes ou d’aiguilles. Des groupes locaux de protection des animaux avaient longtemps fait pression pour que la ferme ferme. Après des années de négociations et de pressions, la ferme a finalement accepté de libérer les animaux. L’opération de sauvetage a transféré les 27 ours dans un sanctuaire géré par Free the Bears, une organisation internationale à but non lucratif qui travaille à travers l’Asie.

Ce à quoi ressemble la liberté pour des ours qui ne l’ont jamais eue

Beaucoup des ours sauvés montraient des signes de traumatismes physiques et psychologiques sévères. Certains avaient des membres manquants ou des dents abîmées à force de mâcher leurs cages. D’autres étaient sous-alimentés ou avaient des infections dues aux extractions répétées de bile. Au sanctuaire, les ours ont désormais accès à de grands enclos extérieurs avec des étangs, des structures d’escalade et des tanières. Les soigneurs disent que les animaux apprennent lentement des comportements qu’ils n’ont jamais développés, comme chercher de la nourriture et interagir avec d’autres ours. Certains font encore les cent pas ou se balancent d’avant en arrière, des habitudes héritées d’années de confinement. Mais le personnel du sanctuaire rapporte que beaucoup ont commencé à explorer leur nouvel environnement, à nager et même à jouer.

Pourquoi les communautés locales ont pris note

Le sauvetage a attiré l’attention dans tout le Laos, un pays où l’élevage d’ours pour la bile a longtemps été une industrie cachée mais acceptée. Pour de nombreux habitants, voir les ours poser la patte sur l’herbe pour la première fois a été une image puissante. L’opération a également mis en lumière l’évolution des attitudes envers la protection de la faune dans la région. Bien que l’élevage d’ours pour la bile ne soit pas encore illégal au Laos, ce sauvetage a été l’une des plus grandes opérations de ce type dans l’histoire du pays. La fermeture de la ferme et la libération des ours ont envoyé un signal indiquant que cette pratique pourrait perdre de son emprise.

Ce sauvetage n’a pas mis fin à l’élevage d’ours pour la bile au Laos. Mais pour 27 ours, il a mis fin à une vie de souffrance. Leur nouvelle vie au sanctuaire offre une rare seconde chance, une que la plupart des ours du Tibet en captivité n’obtiennent jamais.

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