Un jeune de 18 ans du Mississippi a obtenu son diplôme de droit en mai, devenant ainsi l’une des plus jeunes personnes à décrocher un diplôme de droit aux États-Unis. Jimmy Chilimigras a terminé le lycée à 12 ans et possède désormais un Juris Doctor. Il poursuit déjà un master en droit.
Il veut attaquer les réseaux sociaux en justice
Chilimigras dit vouloir aider à réformer la loi fiscale américaine et aussi intenter des procès contre les entreprises de réseaux sociaux. Il soutient que ces entreprises conçoivent leurs produits pour être addictifs et donc nocifs pour les jeunes. Il a qualifié leurs pratiques d’extrêmement prédatrices et nuisibles, ajoutant que les entreprises envoient des produits dangereux sans agir pour réduire les dégâts.
Un parcours commencé tôt qui continue
Chilimigras a terminé le lycée à 12 ans, un âge où la plupart des enfants sont encore au collège. Il a ensuite terminé l’université puis la faculté de droit avant d’avoir 19 ans. Il travaille maintenant sur un master en droit, un programme spécialisé pour les personnes qui ont déjà un diplôme de droit. Il a dit vouloir trouver un domaine où il peut faire du bien.
Les habitants du Mississippi ont remarqué ses réalisations. Son histoire a attiré l’attention en raison de son âge et de ses objectifs précis. Ce n’est pas juste un jeune diplômé. Il a un plan clair pour utiliser sa formation juridique afin de défier les grandes entreprises technologiques sur la façon dont leurs produits affectent les adolescents et les enfants.
Chilimigras n’a encore déposé aucune plainte. Mais son intention déclarée de s’attaquer aux réseaux sociaux pour addiction et préjudice causé aux jeunes le place dans un groupe croissant d’avocats et de législateurs qui remettent en question la conception des applications et plateformes populaires. Son âge lui donne un lien personnel avec le sujet. Il appartient à la génération qui a grandi avec ces produits.
Son diplôme et ses projets montrent que l’un des plus jeunes avocats du pays vise l’une des plus grandes questions juridiques du moment : savoir si les entreprises technologiques peuvent être tenues responsables d’avoir rendu leurs services délibérément addictifs pour les mineurs. Le résultat de cette question affectera les familles, les écoles et les régulateurs bien au-delà du Mississippi.