Une équipe de chercheurs en Chine a conçu un patch portable capable de mesurer les niveaux de dopamine dans la sueur humaine, ouvrant une nouvelle fenêtre sur la santé cérébrale sans aiguilles ni fils. Le dispositif, développé à l'Institut de technologie avancée de Shenzhen, pourrait offrir aux médecins un aperçu en temps réel des changements chimiques liés à la dépression et à la maladie de Parkinson.
Un capteur de sueur qui lit les signaux chimiques du cerveau
Le patch se colle à la peau et recueille la sueur via de minuscules canaux. À l'intérieur, un capteur spécialement conçu détecte la dopamine, un neurotransmetteur qui aide à contrôler le mouvement, l'émotion et le plaisir. Quand les niveaux de dopamine montent ou descendent, le capteur envoie un signal à un appareil connecté. L'équipe a testé le patch sur des volontaires et a constaté qu'il pouvait mesurer la dopamine avec précision même pendant l'exercice, lorsque le flux de sueur est élevé et que d'autres substances pourraient interférer.
Pourquoi cela compte pour les personnes souffrant de dépression et de Parkinson
La dopamine est centrale dans ces deux conditions. Dans la maladie de Parkinson, les cellules productrices de dopamine meurent, entraînant tremblements et raideurs. Dans la dépression, la signalisation de la dopamine peut dérailler, affectant l'humeur et la motivation. Actuellement, les médecins se fient aux rapports des patients et aux observations comportementales pour évaluer ces conditions. Un patch portable qui suit la dopamine en continu pourrait offrir une mesure plus objective, aidant les cliniciens à ajuster les traitements plus rapidement. Les chercheurs disent que le patch pourrait un jour être utilisé pour surveiller la réponse des patients aux médicaments ou pour détecter les signes précoces d'un épisode d'humeur.
La suite
Le patch est encore un prototype. L'équipe prévoit d'améliorer sa sensibilité et de le rendre assez confortable pour un port à long terme. Ils doivent aussi montrer que les lectures de la sueur correspondent à ce qui se passe dans le cerveau. Si ces obstacles sont surmontés, le dispositif pourrait devenir un outil pratique pour les cliniques et les foyers. Pour l'instant, il représente un pas vers la transformation d'un messager chimique en un signe vital quotidien.