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🇳🇬 Nigeria Découvertes Sauvages 2 min

L'ADN des pangolins relie la viande locale aux réseaux de trafic mondiaux

Une nouvelle étude ADN a révélé que la viande de pangolin vendue sur les marchés locaux au Nigeria est génétiquement liée aux écailles saisies dans les réseaux de trafic internationaux. La recherche montre que les mêmes animaux...

Une nouvelle étude ADN a révélé que la viande de pangolin vendue sur les marchés locaux au Nigeria est génétiquement liée aux écailles saisies dans les réseaux de trafic internationaux. La recherche montre que les mêmes animaux sont partagés entre la consommation locale et les routes de contrebande mondiales.

Les marchés au Nigeria approvisionnent à la fois les assiettes locales et les expéditions à l'étranger

Des scientifiques ont prélevé des échantillons de tissus sur des pangolins vendus comme viande de brousse sur les marchés du sud du Nigeria. Ils ont comparé l'ADN aux écailles confisquées aux trafiquants en Asie et en Europe. Les correspondances génétiques étaient claires. Certains pangolins étaient abattus pour la vente locale tandis que leurs écailles étaient expédiées à l'étranger.

Le Nigeria est un hub connu pour le trafic de pangolins. Ces animaux sont les mammifères les plus trafiqués au monde. Leurs écailles sont utilisées en médecine traditionnelle dans certaines parties de l'Asie. Leur viande est consommée localement comme source de protéines. Jusqu'à présent, le lien entre ces deux marchés était supposé mais pas prouvé.

Pourquoi les communautés locales font partie d'un problème bien plus vaste

Pour les habitants près de ces marchés, la chasse au pangolin est souvent un moyen de gagner de l'argent. Un seul animal peut être vendu pour sa viande et ses écailles séparément. L'étude a révélé que les trafiquants achètent les écailles aux mêmes chasseurs qui vendent la viande localement. Cela signifie que la chasse locale alimente directement un commerce illégal international.

Des groupes de conservation locaux ont tenté de réduire la chasse au pangolin en proposant des moyens de subsistance alternatifs. Mais les nouvelles preuves ADN montrent que les efforts pour stopper la vente de viande de brousse locale ne mettront pas fin à la menace à eux seuls. Tant qu'il y aura une demande d'écailles à l'étranger, les chasseurs continueront à tuer des pangolins.

Une carte génétique du trafic illégal

Les chercheurs ont constitué une base de données génétique des populations de pangolins en Afrique de l'Ouest et centrale. En faisant correspondre les écailles confisquées à des régions spécifiques, ils peuvent désormais retracer où les animaux trafiqués ont été tués à l'origine. Cela donne aux forces de l'ordre un nouvel outil pour cibler les points chauds de braconnage.

L'étude s'est concentrée sur le pangolin à ventre blanc et le pangolin à ventre noir, deux espèces présentes au Nigeria. Toutes deux sont classées comme en voie de disparition. Les scientifiques affirment que leur méthode pourrait être utilisée pour d'autres espèces trafiquées.

Cette recherche ne résout pas la crise des pangolins. Mais elle montre que les marchés locaux et le trafic mondial ne sont pas des problèmes distincts. Ce sont les deux extrémités d'une même chaîne d'approvisionnement. Comprendre ce lien est la première étape pour le briser.

Source: Mongabay

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