Un nouvel instrument assez petit pour tenir dans un CubeSat peut désormais mesurer les particules énergétiques dans l'espace avec la même précision que des instruments plusieurs fois plus gros. Des ingénieurs de la NASA aux États-Unis ont développé un appareil compact qui pourrait changer la façon dont les scientifiques étudient les radiations et la météo spatiale à l'aide de minuscules satellites.
Un mini bijou pour mesurer les radiations spatiales
L'instrument, construit par une équipe du Goddard Space Flight Center de la NASA dans le Maryland, est conçu pour détecter et mesurer les particules énergétiques. Ces particules, souvent issues du Soleil ou de l'espace lointain, peuvent endommager l'électronique et présenter des risques pour les astronautes. Jusqu'à présent, des mesures de haute fidélité de ces particules nécessitaient de grands instruments lourds sur de gros satellites. Ce nouvel appareil réduit cette capacité dans un boîtier assez petit pour un CubeSat, un type de satellite qui peut être aussi petit qu'une boîte à chaussures.
Pourquoi les scientifiques et ingénieurs locaux s'en sont souciés
L'équipe derrière l'instrument voulait prouver que les petits satellites pouvaient faire de la science sérieuse. Les CubeSats sont bon marché à construire et à lancer, mais leur taille limite les instruments qu'ils peuvent transporter. Ce nouvel outil change cette équation. Il utilise une conception novatrice qui empile des couches de détection de manière compacte, lui permettant d'identifier différents types de particules et de mesurer leurs niveaux d'énergie avec précision. Le projet a été soutenu par le programme Science Enabling Technology de la NASA, qui finance le développement de technologies à haut risque et haute récompense.
Ce que cela signifie pour les futures missions
Avec cet instrument, les scientifiques peuvent désormais envisager d'utiliser des essaims de CubeSats pour cartographier les ceintures de radiation ou surveiller les tempêtes solaires en temps réel. L'appareil a déjà été testé en laboratoire et a montré qu'il égalait les performances d'instruments plus grands. La prochaine étape est de le faire voler lors d'une véritable mission CubeSat. En cas de succès, cela pourrait rendre les mesures de particules de haute qualité bien plus accessibles, permettant à davantage d'équipes de recherche dans le monde d'étudier l'environnement hostile de l'espace sans avoir besoin d'un satellite de taille normale.