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Des médicaments anti-obésité pourraient éviter des milliers de prothèses du genou

Une classe de médicaments amaigrissants surtout connue pour transformer les tour de taille pourrait aussi sauver les genoux. De nouvelles recherches suggèrent que des traitements comme le sémaglutide pourraient éviter des...

Une classe de médicaments amaigrissants surtout connue pour transformer les tour de taille pourrait aussi sauver les genoux. De nouvelles recherches suggèrent que des traitements comme le sémaglutide pourraient éviter des dizaines de milliers d'opérations de pose de prothèse du genou chaque année rien qu'au Royaume-Uni.

L'étude, menée par des chercheurs de l'Université d'Oxford, a examiné ce qui se passe lorsque des personnes souffrant d'obésité et d'arthrose du genou prennent des agonistes du récepteur GLP-1. Ces médicaments, développés à l'origine pour le diabète, entraînent une perte de poids significative. Et la perte de poids, selon les données, réduit directement la contrainte mécanique sur les articulations du genou endommagées.

Comment l'étude a fonctionné et ce qu'elle a trouvé

L'équipe d'Oxford a analysé les dossiers de santé du Royaume-Uni et modélisé l'impact potentiel d'une utilisation généralisée de ces médicaments chez les patients éligibles à une prothèse du genou. Ils ont estimé que si tous les patients éligibles prenaient le médicament, environ 28 000 poses de prothèse du genou pourraient être évitées chaque année. Cela représente environ un quart de toutes ces opérations réalisées chaque année dans le pays.

La pose d'une prothèse du genou est une opération lourde. Elle nécessite des semaines de récupération et comporte des risques comme les infections, les caillots sanguins et la défaillance de l'implant. Pour de nombreux patients, l'intervention est la seule option après des années de douleur due à l'arthrose, une affection où le cartilage s'use et où l'os frotte contre l'os. L'obésité est un facteur majeur de cette usure.

Pourquoi cela compte pour les patients et le système de santé

Pour les personnes qui éviteraient l'opération, le bénéfice est simple : pas d'hospitalisation, pas de rééducation, pas de cicatrices chirurgicales. Mais les répercussions sont importantes. Le Royaume-Uni réalise plus de 100 000 poses de prothèse du genou chaque année, et le National Health Service y consacre des centaines de millions de livres sterling. Réduire ce nombre d'un quart libérerait des blocs opératoires, des chirurgiens et des lits pour d'autres patients.

Les médecins locaux et les associations de patients disent depuis longtemps que la perte de poids est le moyen le plus efficace de gérer l'arthrose du genou. Mais une perte de poids durable est difficile. De nombreux patients peinent à perdre suffisamment de poids par le régime et l'exercice seuls pour faire une différence. Les nouveaux médicaments changent la donne. Ils entraînent une perte de poids moyenne de 15 % du poids corporel, suffisante dans de nombreux cas pour soulager les douleurs articulaires et retarder ou éliminer le besoin d'opération.

L'étude n'a pas examiné le coût des médicaments par rapport au coût de l'opération. Elle n'a pas non plus suivi les résultats à long terme pour les patients ayant pris le médicament au lieu de subir une intervention. Mais les chiffres sont suffisamment importants pour que les autorités sanitaires y prêtent attention.

Et ensuite

Les chercheurs d'Oxford affirment que leurs résultats devraient susciter une réflexion plus large sur la façon de traiter l'arthrose du genou. Pendant des décennies, le corps médical a offert aux patients le choix entre des antidouleurs, de la kinésithérapie et, finalement, une opération. Les médicaments amaigrissants présentent désormais une quatrième option, qui s'attaque à la cause profonde des lésions articulaires plutôt qu'aux seuls symptômes.

L'étude a été publiée dans le British Journal of Sports Medicine. Elle s'ajoute à un nombre croissant de preuves que les médicaments GLP-1 ont des effets bien au-delà de la perte de poids, notamment la réduction des crises cardiaques, des AVC et, désormais, peut-être du besoin de prothèse articulaire. Pour les millions de personnes souffrant de douleurs aux genoux, cette nouvelle offre une voie qui ne se termine pas dans une salle d'opération.

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